작품 상세
SAND GEORGE (1804-1876) ROMANCIERE FRANÇAISE. Lettre autographe signée « Aurore », 5 pages in-8, datée « Nohant, 20 décembre » [1820]. Adresse et cachet postal sur la IVe page. Légères salissures. GEORGE SAND EVOQUE SA VIE PAISIBLE A NOHANT, SES DISPUTES AVEC SON DEMI-FRERE ADORE HIPPOLYTE, SES PASSE-TEMPS LITTERAIRES ET MUSICAUX, ETC. ELLE BRULE POURTANT DE QUITTER CETTE AMBIANCE RURALE POUR REJOINDRE L'EFFERVESCENCE DE PARIS. Longue missive de jeunesse à Emilie de Wismes, sa compagne au couvent des Augustines anglaises, établissement scolaire qu'Aurore avait quitté en avril avant d'aller passer quelques jours à Paris avec sa grand-mère, puis à Nohant tout l'été. Elle répond à une lettre que son amie lui avait adressée le 23 novembre donnant le programme des bals qui vont avoir lieu à Angers, et des nouvelles d'anciennes compagnes. « ... je suis d'une paresse dont on ne peut se faire d'idée. Je passe mes journées étalée dans mon fauteuil, un ouvrage à la main, ou à mon dessin, tandis qu'Hippolyte me fait la lecture - ou bien dérange tout, casse tout dans ma chambre - Je finis, après l'avoir bien grondé, par faire autant d'enfantillages que lui. Maman gronde, dit que nous lui rompons la tête et puis finit par rire aussi. Nous menons une petite vie fort douce et fort agréable. Mr de Lacoux, sa soeur et l'adorable petite chienne que cette dernière pour son malheur du genre humain a élevée, sont partis. J'en suis réduite donc à ma petite harpe, que j'ai beaucoup bonifiée à force d'y travailler, et d'en adoucir les sons avec de la peau, des réparations, etc... Mr de Lacoux possède les sublimes idées... que je mets à exécution. Enfin, ma harpe, toute patraque qu'elle est, n'est pas mauvaise et me sert de délassement... Et toi, chère amie, te voilà donc la meilleure, la plus célèbre harpiste d'Angers ?... As-tu une bonne harpe ?... J'espère que tu chantes... je t'enverrai quelques petits airs originaux... avec acc.[ompagne]ment de harpe, à condition que de ton côté tu m'enverras quelques unes de tes productions en musique... je me souviens... que j'allais écouter à la porte, et je recueillais les premières productions de ton génie musicomane... je regrette bien d'avoir perdu le peu de voix que j'avais. Parlez-moi un peu de vous. Passez-vous l'hiver à Angers ? à la ville cette saison n'est pas triste, surtout quand on est une danseuse et qu'on aime le bal. A la campagne, elle l'est énormément... ». L'adolescente se réjouit de quitter sa rustique contrée pour aller délasser son esprit à Paris, « ... Non pour jouir de brillants plaisirs que je n'ai jamais aimé[s] comme tu sais, mais pour voir enfin ma chère Alicia (la nonne de son école qu'elle a le plus aimé) et avec laquelle une heure d'entretien seule à seule me serait si douce chose... ». Elle plaint leur « excellente » camarade de classe, Apollonie, dont le père vient de décéder ; quant à la supérieure du couvent des Augustines, Eugénie, elle ne reçoit plus de pensionnaires passé l'âge de 14 ans, réputées trop impertinentes, ce qui n'empêche pas Aurore de lui être reconnaissance de tout ce qu'elle a fait pour elle « ... lorsque j'était si naughty child... » (méchante enfant). Il est encore question de quelques autres amies et connaissances et de deux danseurs venus du Calvados avec leurs bataillons dont Emilie lui avait parlé dans sa lettre. [Voir aussi lot Cosima Wagner].
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