작품 상세

BAMANA ALTAR Mali. H 43 cm, L 60 cm. Provenienz: Sammlung Alberto Galaverni, Parma. Publiziert: Karen Blixen (1981). La mia Africa. Milano: Olivetti. Abb. 54. Kraftbeladenes Kultobjekt, makongoba genannt, das im kono-Kult als tragbarer Altar von den religiösen Machtverbänden beopfert wurde. Der Büffel war als Kraftspeicher Vermittler zwischen der dies- und jenseitigen Welt sowie apotropäisches Mittel gegen Hexerei. Die Aufgaben der kono-Gesellschaft, der mächtigsten aller Geheimbünde der Bamana, umfassten die Lösung von Konflikten sowie die Besänftigung oder Bestrafung von Unruhestiftern. Die Mitglieder beherrschten Hexenkünste sowie andere okkulte Praktiken und besassen eigene Sanktuarien, in denen alle Ritualgegenstände, zu denen auch dieser Büffel gehört, aufbewahrt wurden. Die Kraftobjekte in mannigfachen Formen, alle formal schlicht gehalten und gesamthaft als boli (plural boliw) bezeichnet, wurden von der Geheimgesellschaft gefertigt. Der Kern dieses Büffels besteht aus einem Gestell, auf dem Reliquien angebracht wurden. Die Bestandteile dieser Umhüllung sollten grösstmögliche Kraft und Wirkung entfalten und wurden daher symbolträchtig ausgesucht. In Frage kamen z.B. ein Stück der ältesten Tür, des ältesten Brunnens, des ältesten Baumes, Erde des Friedhofes und der umliegenden Felder, Tierteile und auch Körperteile von Verstorbenen. Darüber wurde in Schichten ein Kompositum von allen möglichen Ingredienzen aufgetragen. Die musterhafte Kruste entstand durch regelmässige Waschung und Blutopfer anlässlich der rituellen Verehrung des Reliquiars. Weiterführende Literatur: Colleyn, Jean-Paul & Levy, Johann (2009). Boli. Montreuil: Gourcuff Gradenigo. AUTEL BAMANA Mali. Hauteur: 43 cm, longueur: 60 cm Provenance: Collection Alberto Galaverni, Parme. Reproduit dans: Karen Blixen (1981). La mia Africa. Milano: Olivetti, fig. 54. Objet de culte, chargé de force, appelé makongoba. Il était utilisé par les puissantes associations religieuses comme autel portatif destiné à recevoir les sacrifices du culte kono. Rassemblant les énergies, le buffle servait d'intermédiaire entre le monde d'ici-bas et le monde de l'au-delà; on lui attribuait aussi des pouvoirs apotropaïques contre la sorcellerie. La société kono, la plus puissante des sociétés secrètes des Bamana, avait pour mission de régler les conflits et de sévir contre les fauteurs de troubles ou de modérer leurs ardeurs. Les membres de la société étaient experts dans l'art de l'envoûtement et autres pratiques occultes et ils disposaient de leurs propres sanctuaires où étaient conservés tous les objets rituels, notamment le buffle en question. Quelque variées que soient leurs formes, tendant toutes vers la plus grande simplicité, les objets de pouvoir sont désignés globalement sous le terme de boli (plur. boliw). Ils étaient confectionnés au sein de la société secrète. Le noyau de ce buffle est composé d'une armature sur laquelle sont apposées des reliques. Les éléments composant l'enrobage devaient produire l'effet de force et de puissance le plus impressionnant qui soit, et c'est pour cette raison qu'ils étaient sélectionnés pour leur valeur de symbole. On pouvait choisir, par exemple, un fragment d'une porte très ancienne, ou d'une très vieille fontaine, ou d'un arbre vénérable, de la terre provenant d'un cimetière ou des champs alentour, des parties d'animaux ou des reliques prélevées sur le corps d'un défunt. Là-dessus venait s'appliquer en couches superposées un matériau composite réunissant toutes les sortes possibles d'ingrédients; et, pour parfaire le tout, la croûte finale, due aux lavages réguliers et aux sacrifices sanglants accomplis dans le cadre des honneurs rituels rendus au reliquaire. Bibliographie: Colleyn, Jean-Paul & Levy, Johann (2009). Boli. Montreuil: Gourcuff Gradenigo.