작품 상세

DE PISIS FILIPPO (1896-1956) PEINTRE ITALIEN, PROCHE DU GROUPE METAPHYSIQUE PUIS DES REALISTES DU MOUVEMENT NOVECENTO. AUTEUR DE NATURES MORTES, DE PAYSAGES ET DE PORTRAITS. Quatre lettres autographes signées (dont une rédigée au dos d'une photo) et un manuscrit autographe, 12 pages in-8 ou in-12 ; Venise et Paris, 1946-1948. Trous de classement touchant parfois quelques mots. CORRESPONDANCE ARTISTIQUE ECHANGEE AVEC SON GALERISTE. Le 20 mai 1946, sur un papier à sa devise tirée de Phèdre (« Hoc illis narro qui me non intellegunt »), de Pisis interdit à son correspondant de livrer une dizaine de tableaux avant d'avoir reçu de l'acheteur un chèque de 10.000 lires libellé à son nom, montant lui revenant. Cinq jours plus tard, le peintre s'empresse de clarifier le malentendu : une vente en bloc l'aurait financièrement arrangé et s'il a exigé un paiement à la livraison, c'est qu'il se méfiait du porteur, pas du galeriste_ Au dos d'une photographie originale (jeune maître d'hôtel) écrite à la veille de Noël (1946 ?), de Pisis laisse ce commentaire : « _ `Vanità di Venezia - La Corte depisisiana' - Mario, servitore in alta tenuta : verde oro con gilet a righe giallo e rosso_ Guai se nella vita non si ride un po'_ Auguri per la nuova Galleria_ », etc. Le 16 février 1948, le peintre s'insurge longuement contre ses détracteurs ; il envoie un document « _ per chiudere la bocca ai pittorucoli invidiosi che dicono che io non sono conosciuto a Parigi_ Sono cose che succedevano a Beethoven nel periodo della sua più grande fortuna. Un quotidiano importante di quì_ diceva che io sono senza alcun dubbio il più grande pittore italiano e uno dei massimi d'Europa e pare che in Italia vi siano imbecilli che dicono che non valgo niente e sono finito. Vedranno, vedranno !... », etc. (ces mêmes choses sont arrivées à Beethoven alors qu'il était à son apogée. Un quotidien important d'ici disait que j'étais sans aucun doute le plus grand peintre italien et un de majeurs d'Europe, et il semble qu'en Italie il y ait des imbéciles qui disent que je ne vaux rien et que je suis fini. Ils verront, ils verront !) Dans le manuscrit autographe (5 ½ in-8) qu'il rédigea lors d'un séjour en France, le peintre fait la liste, avec titres et brefs commentaires, d'une vingtaine de tableaux, qu'il peignit dans les années trente alors qu'il se trouvait dans le Gers où son frère Pierre avait acheté près de Fleurance le château d'Argentens entouré d'un immense domaine agricole : « Pitture del Gers : 1) Lo Stagno_ pittura bellissima, fa pensare ai grandi Petits maîtres du XVIIe_ ; 2) Natura morta con scatola di latta - Pittura purissima. Un grande critico L. V. [Lionello Venturi] non si saziava di ripetere Magnifico, magnifico_ ; 3) Ritratto di Nello_ D'Annunzio diceva_ che nelle mie opere mai c'era il dissegno_ ; 4) La Trebbiatrice_ ; 5) Fiori sulla finestra_ Tempera_ 6) Il bravo_ 7) I due olmi (1936)_ 8) La Casa sola, bellissimo paesaggio pieno di luce, originalissimo il taglio. Solo certi Cézanne forse sono superiori come vis pittorica. Valore 5000 franchi ; 9) Vedute di Parigi - Ho scelto fra le molte fatte. De Pisis è arte, non Utrillo, Vlaminck et Marquet_ Queste cose non si dicono abbastanza quì, ma in Italia si deve avere il coraggio di dirle_ », etc.