작품 상세

TABLEAU "SANS TITRE" de Joan MITCHELL (1925-1992) Huile sur toile, signée en bas à droite. Circa 1960. Tampon au dos du fournisseur de toiles de Joan Mitchell, "Lefebvre-Foinet, Paris". On y joint le rapport scientifique du laboratoire "Art Analysis" constatant l'intégrité de cette composition et les pigments qui correspondent à la palette de l'artiste. Provenance : Collection particulière parisienne Dim : 65 x 54 cm État d'origine Joan Mitchell est une artiste-peintre et graveuse américaine faisant partie du mouvement de l'expressionnisme abstrait américain, même si elle a vécu en France une grande partie de sa carrière. Elle développe une œuvre à la fois abstraite et expressionniste très puissante. Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées d'art moderne à travers le monde. La Fondation Louis Vuitton lui a consacré une exposition couplée aux œuvres de Claude Monet qui établissait la parenté stylistique entre les deux artistes. Elle fait partie des artistes dont des chefs-d'œuvre enrichissent la collection permanente de la Fondation Louis Vuitton à Paris, comme entre autres le célèbre diptyque "Two Sunflowers". En 1944, elle s’inscrit pour l'Art Institute of Chicago, où elle suit les cours de l’artiste allemand Robert Von Neumann et de Louis Ritman, peintre russe ayant séjourné à Giverny Elle étudie à Paris et en Provence en 1948-1949. De retour aux États-Unis à la fin de l'année 1949, Joan Mitchell fréquente les lieux de l’avant-garde artistique américaine comme "l’Artist’s Club", où les seules autres femmes admises sont Elaine de Kooning, Lee Krasner et Helen Frankenthaler Elle se fait vite connaître au sein de l’École de New York, ou Eighth Street Club, un groupe composé des grands peintres expressionnistes abstraits de cette époque (Jackson Pollock, Franz Kline, Willem de Kooning, etc.) Joan Mitchell revendique l'inspiration de Vincent van Gogh, mais ses œuvres font aussi une large référence à Paul Cézanne, Henri Matisse et Claude Monet En 1955, Joan Mitchell s'installe en France pour rejoindre son compagnon le peintre québécois Jean Paul Riopelle, avec lequel elle a une relation longue, riche et tumultueuse, où chacun inspire l'art de l'autre. Ils habitent d'abord Paris, dans le 15e arrondissement, avant de déménager à Vétheuil, un village du bord de la Seine près de Mantes-la-Jolie, dans une maison proche de celle de Claude Monet à Giverny. Dans les années 1970, elle commence à réaliser des œuvres plus monumentales qui prennent la forme de diptyques ou triptyques. En 1972, elle est incluse dans Some Living American Women Artists, un collage féministe de Mary Beth Edelson. Joan Mitchell est la première femme à avoir une exposition personnelle au Musée d'art moderne de la ville de Paris en 1982. C'est aussi la première grande rétrospective consacrée à l’artiste américaine dans une institution française. Mitchell fait partie de ces artistes qui ont créé des liens entre les deux traditions artistiques, l’Europe et l’Amérique, ce qui la rend célèbre sur les deux continents. Elle mêle l’énergie brute de l’expressionnisme américain à l’influence des impressionnistes français. Le critique d'art Yves Michaud a recueilli ces mots lors d'un entretien avec Mitchell en 1986 : "Je peins à partir de paysages de la mémoire que je porte en moi et du souvenir des sentiments qu'ils m'ont inspirés et qui, bien sûr, ont été transformés. Je préfère laisser la nature à elle-même. Je n'ai pas l'intention de l'améliorer. Je ne pourrais jamais la reproduire. J'aime par-dessus tout ce qu'elle laisse en moi."