작품 상세
TABLEAU "SPIDERMAN AND SENSLESS NEWS" de Benjamin SPARK (1969) Acrylique et feutre sur toile, signée et titrée au dos. Dim : 100 x 70 cm Bon état Au commencement, donc, est Benjamin Spark, le fils caché qui vous tombe dessus, déjà adulte, l’esprit et le pinceau en ébullition, parfaitement étranger mais étrangement familier. "Le grand artiste, c’est celui qui n’était pas prévu au programme", aime à rappeler le critique et romancier Guy Scarpetta. Fils du Pop et du Street Art, il en incarne une inédite réconciliation, celle de deux cultures issues de la rue, une par le high, l’autre par le low, rencontre improbable mais inéluctable de deux mouvements mus par des forces antagonistes. Il est indéniablement un peintre de genre, s’attachant au pittoresque de la vie quotidienne, mais perçue à travers le regard d’une catégorie bien précise d’individus: les super-héros dont il fait sienne une conception toute warholienne, considérant leur pouvoir suprême qui se résume à frapper les esprits, et pénétrer toutes les couches de la conscience ; dès lors, Superman vaut bien Mao, le logo Chanel, John Lennon, et Spark leur adjoint les idoles de sa génération, Basquiat, Daft Punk ou Bob l’Éponge. Spark reconnaît: "Batman me touche beaucoup. C’est le seul qui n’a pas de super-pouvoir. Pour compenser ça, il a travaillé sur le corps et l’esprit dans un sens d’union et d’harmonie.Et en plus, il est humble." On reconnaît une influence de Gudmundur ERRÓ et se sont rencontrés en 2011 dans son atelier parisien. Erro souligne : "Benjamin Spark, c’est quelqu’un qui sait vraiment dessiner et qui a également beaucoup évolué. Je le connais depuis seulement trois ans, mais de toute ma carrière — et j’ai quatre-vingt-trois ans! —, c’est le seul artiste qui soit venu à mon atelier pour m’expliquer comment il travaille. Normalement, les peintres gardent leurs petits secrets pour eux. Lui il m’a tout expliqué, tout. La manière dont il réalise des agrandissements, dont il projette ceux-ci à la façon de diapositives sur un écran, sans rien me cacher. C’est la première fois de ma vie que je pénètre ainsi d’une certaine manière dans la tête d’un artiste. Il est venu avec son ordinateur et j’ai eu l’intuition qu’il me montrait un peu le jour d’après! Nous les artistes, nous sommes toujours préoccupés par l’avenir, par ce qui vient ensuite, mais également par l’idée que tout a été fait, que plus rien n’est possible, et donc ce futur est en pointillé."