작품 상세
Paolo de MATTEIS (Piana del Cilento, Salerno 1662 - Naples 1728) La mort de saint Joseph Toile 75 cm x 60 cm Bibliographie de référence : - L. Pestilli, "Paolo de Matteis e Domenico Antonio Vaccaio nella cappella de S. Giuseppe alla Certosa di S. Martino", dans Storia dell'arte, n° 80, 1994, pp. 74-100. Figure clé de la peinture napolitaine entre la fin du Seicento et le début du Settecento, Paolo de Matteis connut un succès international comme le confirment les commandes qu'il reçut du duc d'Estrées et du Dauphin pendant son séjour à Paris (1702 - 1705). Après une première manière influencée par Luca Giordano, le jeune De Matteis arrive à Rome quand la dispute entre les partisans du Baroque et ceux du Classicisme a tourné en faveur des dernieres. Dans la cité des papes, le peintre napolitain découvre et fait sien, tout en l'adoucissant, le style de Carlo Maratta fait d'élégance formelle et d'un sens de la construction très étudiée. A son retour à Naples, nourri de ses expériences romaines, De Matteis aura le souci de tempérer le baroque giordanesco au travers du filtre marattesco, anticipant de fait les recherches d'un Francesco Solimena. Ce tableau inédit représente un sujet cher à la peinture du XVIIème et du XVIIIème siècle. La mort de saint Joseph a été introduite en Occident par le dominicain Isidoro de Isolani en 1522. Il résume en latin la version apocryphe en hébreu de l'Histoire de Joseph le menuisier. La mort du saint y est décrite comme si c'était le Christ lui-même qui la racontait à ses disciples. En faisant du Christ un témoin oculaire, le récit acquiert immédiatement la force persuasive de l'esprit divin. Par la suite, saint Joseph est devenu le patron de la "bonne mort" (Ars bene moriendi). Fruit de la première maturité de Paolo De Matteis, on peut situer cette oeuvre entre le milieu et la fin de la dernière décennie du XVIIIème siècle. D'un point de vue stylistique, l'oeuvre se rattache précisément au retour napolitain de l'artiste. La valeur et la préciosité des matières chromatiques et des détails, la luminosité claire et diffuse, le calme des figures sont des éléments que nous retrouvons dans les toiles peintes en 1693 pour l'église napolitaine de Santa Maria di Montesanto. Visiblement inspiré par ce sujet, De Matteis l'a représenté plusieurs fois. Ainsi, en 1719, il peint une Mort de Saint Joseph, à la demande des Pères chartreux, pour la chapelle éponyme à la Certosa di San Martino. En 1726, soit deux ans avant sa mort, c'est un autre retable représentant la même scène qu'il livre pour l'église de la Concezione, dite aussi église de Chiatamonte, toujours à Naples. Une ville qui conserve un troisième retable, toujours peint par De Matteis, dans l'église des Turchini, datable elle aussi de la dernière période de l'artiste. Nous pouvons supposer que notre tableau est une version chronologiquement antérieure et plus intime de ce sujet, qui sera développée et amplifiée dans les trois retables précédemment évoqués. La composition de notre tableau est similaire à celle du retable de 1719. Le lit du saint se trouve au centre de la scène, en position décalée. L'ange agenouillé, au premier plan, occupe presque la même place et on retrouve la même figure en armure de l'archange Michel. En revanche, dans les retables d'église, nous remarquons un plus grand contraste dans le traitement de la lumière et des ombres, rappelant les éclairages tranchés de Luca Giordano et qui ne se retrouvent pas ici.
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