작품 상세

Roman OPALKA (1931 - 2011) OPALKA 1965/1 - DETAIL PHOTOGRAPHIQUE 5552999 Photographie noire et blanc sur papier annotée au dos "5552999" h: 30,50 w: 24 cm Provenance : Don de l'artiste Expositions : Exposition Face à Faces, Circulation 2005-2009: Paris, Artcurial, 20 mars au 11 avril 2005 Edimbourg, City Art Centre Edimbourg, 11 Février au 23 avril 2006, Stockholm, Fotografins Hus, 15 Juin au 6 Août 2006, Akuyeri, Akuyeri Art Museum, " Pourquoi Pas, Un printemps Français en Islande ", 10 mars au 29 Avril 2007 Bangkok, Silom Galeria, "Mois de la photo à Bangkok, Festival la Fête "11 au 30 juin 2008 Thessalonique, Institut Français, préview Vidéos de Cécile Hartmann, de Yann Toma et de Dominik Lejmann, " Biennale 2 ", 24 mai au 15 juillet 2009 Thessalonique, Musée de la Photographie de Thessalonique, " Biennale 2 ", 15 juillet au 26 Septembre 2009 Athènes, Complexe Olympique de Phalère, " Athens Photo Festival, APhP 09 ", 6 novembre au 6 décembre 2009 Erevan, The Armenian Center for Contemporary Experimental Art, NPAK, "Saison Française en Arménie", 18 Octobre au 18 novembre 2011 Bibliographie : "Face à Faces - Face to Faces", Collection privée ADP, Corpus initial / AFAA, reproduites pp.90 & 91 Commentaire : Pour visualiser le temps de son existence, Roman Opalka a mis en place, depuis 1965, un dispositif qui consiste à numéroter en blanc chacune de ses toiles sur un fond d'abord noir auquel il ajoute chaque fois un peu plus de blanc, à enregistrer sa voix récitant la série de ces nombres et, après chaque séance de travail, à photographier son visage. Ses expositions présentent ces trois éléments simultanément. Entre le premier et le dernier autoportrait, plus de trente ans se sont écoulés: des rides sont apparues, se sont creusées, les cheveux qui encadraient le visage se sont raréfiés et se noient dans la blancheur du fond. L'utopie d'Opalka consiste à prévoir qu'il mourra au moment où son écriture se confondra avec le support. Le portrait d'identité est devenu, malgré l'artiste - ou délibérément -, figure d'apparition, image iconique. Ce principe de travail aux racines conceptualistes repose sur l'harmonie et la systématisation permanente. La détermination d'Opalka à poursuivre rigoureusement son idée suscite toujours autant d'admiration que de rejet. Cependant, c'est justement la conception tout à fait individualiste de sa production et l'exploitation de sa propre image et de sa voix, l'une et l'autre altérées par le temps qui la portent au rang de message universel, sorte de memento mori moderne. Par cette démonstration, il inaugure une nouvelle voie artistique sur laquelle il continue d'avancer. Car, au-delà de l'apparence, la photographie de Roman Opalka n'est assurément plus de l'ordre de la mémoire, mais bien celle d'une conception de l'art, marquant une véritable rupture entre la photographie moderne et contemporaine.