작품 상세

François Pompon (1855-1933) Grand-Duc, 1928 Belle épreuve en bronze à patine noire, signée. Fonte posthume de la maison Valsuani vers 1960-70, portant le cachet de la fonderie Valsuani. 28,3 x 12 x 10,5 cm Bibliographie : "François Pompon 1888-1933", catalogue raisonné des sculptures, Catherine Chevillot, Liliane Colas & Anne Pingeot, Edition Gallimard, RMN, Paris, 1994, répertorié sous le n°36 -pl.12 Le Grand-duc illustre la dernière partie de l'oeuvre de Pompon sculpteur de pierre. Il conclut la série des nocturnes illustrés par la petite Chouette, amenée à la perfection à plusieurs reprises par l'expérience de la taille. Sculpture bloc, affectionnée par Pompon, réalisée en pierre d'Hydrequent en 1928, exposée au salon d'Automne sous le nom incompris d'Ascalaphe (hibou en grec ancien), achetée par un grand collectionneur belge. Agrandie en marbre, en pierre, réduite, elle semblait destinée à la taille de la pierre... et à la mythologie. Mais le sculpteur modeleur voulut adapter son modèle en deux tailles, moyenne et petite, pour le bronze, il l'appela Grand-duc l'aigle de la nuit. Sorte de démonstration finale résumant sa démarche observée sur d'autres oeuvres d'abord modelées, éditées, dont la transcription dans la pierre avait imposé des simplifications et des audaces reprises dans le bronze. Pour ce Grand-duc, Pompom procéda comme pour la Tourterelle de ses débuts taillée en 1918 puis adapté au bronze. La deuxième particularité de ce bronze est d'avoir été réalisé avec deux techniques différentes, d'abord à la cire perdue par C.Valsuani, puis en 1932 par Andro au sable, expérimenté par Pompon à partir de 1929 pour son Grand Cerf et quelques modèles anciens repris comme la Foulque, enfin pour le Taureau, sa dernière aeuvre monumentale. Le modèle dans les deux tailles figure dans les listes des fontes Valsuani à partir de 1930 puis en 1932 dans celles d'Andro. Ce Grand-duc clôt la série des oiseaux mythologiques depuis le Condor de 1923 reprenant la forme bloquée de la Tourterelle en pierre, succès de ses débuts, au regard perçant, pleine de chaleur et de vie. Premier achat de l'Etat en 1919 pour le musée du Luxembourg dont le dernier en 1932 donne la mesure de l'évolution du sculpteur et de sa maîtrise dans une grandeur symbolique.