작품 상세
Fernand Léger (1881-1955) (d'après) 186 Le Pain et le vin. 1952. Callichromie d'après un tableau de l'artiste. A vue : 440 x 300. Épreuve sur toile tendue sur châssis et encadrée. Justificatif de tirage typographié au verso et paraphé par le graveur. Tirage à 225 épreuves. Étiquette de l'éditeur Braun et Cie sur le châssis au verso. Cette impression destinée à rendre l'effet du tableau peint le plus fidèlement possible évoque le procédé Aeply mis au point quelques années plus tôt par Jean Fautrier et sa femme Janine Aeply, qui combinait l'estampe et l'aplat de pigments au moyen de pochoirs ou d'écrans ainsi qu'à la main. Henri Goetz explique comme son ami l'écrivain Jean Bruller, dit Vercors, graveur comme lui, inventa la callichromie, variante plus élaborée de la sérigraphie : " Pour Goldschmidt, nous conçûmes aussi des sérigraphies qui furent imprimées et même exécutées par Vercors qui devint, ainsi, le grand ami qu'il est toujours. L'auteur du Silence de la mer, ancien graveur et dessinateur, avait créé une entreprise de sérigraphie, perfectionnée par lui et nommée callichromie pour éviter l'ancienne dénomination d'origine étymologique hybride. Elle fut destinée à ses deux fils jumeaux auxquels il croyait convenir un métier à base manuelle, mais la callichromie ne leur plut pas. Vercors qui avait toujours aimé travailler de ses mains (ce qui est exceptionnel pour un intellectuel) avait réalisé de nombreuses éditions d'estampes d'après des œuvres d'artistes célèbres. Je me flatte d'avoir pu faciliter la parution de celle qui reproduisait une peinture de Picasso, particulièrement réussie. J'avais fait l'intermédiaire. Nous nous trouvions chez ce dernier, rue des Grands-Augustins, quand Vercors avait apporté un certain nombre d'épreuves, montées sur châssis comme l'original. Il étala le tout au pied du mur et nous demanda de choisir l'original. D'accord sur notre choix, nous étions convaincus que l'œuvre choisie était celle de Picasso. Nous avons beaucoup ri en apprenant qu'il ne nous avait montré que ses reproductions. Il nous raconta comment Fernand Léger avait examiné la gouache qu'il avait rapportée, faisant la remarque qu'il ne l'avait pas abîmée. Léger avait eu la même réaction que nous en apprenant que l'œuvre qu'il tenait dans ses mains n'était qu'une "callichromie" de Vercors. " (" Henri Goetz par lui-même ", Catalogue raisonné, tome I, première publication dans Les Cahiers du Musée National d'Art Moderne, 1982, Centre Georges Pompidou, Beaubourg, Paris, et sur www.henrigoetz.com). Voir aussi Nathalie Gibert-Joly, " Jean Bruller-Vercors et l'imprimerie ", in Alain Riffaud (dir.), L'Écrivain et l'imprimeur, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Collection Interférences, 2010, p. 337-358.
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